Le blog "Langue bretonne"

07 décembre 2016

Annie Ebrel au Hall de la chanson à la Villette, et pas seule !

Annie Ebrel HDC159705 light © Eric Legret     RDF

L'an dernier, le Hall de la chanson avait programmé un très beau « Cabaret déraciné » qui mêlait trois langues de France : le yiddish, le romani et l'arménien occidental. Celui qu'il propose cette année va faire se rencontrer deux autres langues riches de leurs différences : le breton et le créole. Et cette soirée, le 13 décembre prochain, sera placée sous le signe de la lumière, d’île en péninsule : KABAR Gouleier/Klarté.

Les invités seront Annie Ebrel, la chanteuse dont nous savons tous ici qu'elle est originaire du Centre-Bretagne, et Jean-Didier Hoareau, chanteur « Maloya » d’origine réunionnaise né en Île-de-France et neveu du chanteur Danyel Waro. Tous deux, nous dit-on, se ressemblent par un trait biographique (ce doit être générationnel) : ils ont choisi de se réapproprier par le chant une langue de France qui ne leur avait pas été transmise spontanément.

Avec un tel parcours de reconquête des sons, des mots, des mélodies à écouter ou à danser, des traditions du breton et du créole réunionnais, les deux artistes vont se rejoindre l’instant de ce cabaret « lumière », lors d'une soirée unique à Paris, au Hall de la chanson de la Villette.

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Les deux chanteurs seront entourés de musiciens qui les connaissent par cœur :

  • Riccardo Del Fra, contrebassiste de jazz ouvert à toutes les musiques et responsable depuis 2004 du Département jazz et Musiques improvisées au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
  • David Doris, percussionniste
  • et le jeune Luc Moindranzé, percussionniste également.

Excellente initiative

Pour ce qui est d'Annie Ebrel et de Riccardo Del Fra, il s'agit presque d'une reconstitution de ligue dissoute puisqu'à compter de 1996 ils ont énormément joué ensemble et présenté quantité de concerts en Bretagne, ailleurs en France et à l’étranger : Russie, Pologne, Allemagne, Suisse, Belgique, Italie, Martinique, Norvège…, et ce sur des scènes très éclectiques, dédiées à la musique traditionnelle, au jazz ou à la musique classique.

Leur album « Voulouz Loar » avait reçu en 1999 un Diapason d'or, un Choc du Monde de la Musique et remporté le grand prix du disque Produit en Bretagne. Le disque était introuvable depuis des années. Excellente initiative : Coop Breizh a décidé de le rééditer. L'info ne s'affiche pas encore sur son site, mais ça ne saurait tarder. La sortie sera accompagnée d'une tournée au cours de laquelle la chanteuse et le musicien vont à nouveau se produire en duo.

Bon à savoir : Annie Ebrel sera à Brest, avant de chanter à Paris : ce sera samedi prochain, 10 décembre, dans le cadre du fest-deiz (présenté aussi comme "grand bal populaire" !) organisé aux Capucins de 15h00 à 18h00, en compagnie de sa copine Nolùen Le Buhé, et ce à l'occasion du festival No Border. Avis aux amateurs et à ceux qui ne le sont pas encore.

Pour en savoir plus sur la soirée du 13 décembre à Paris

Ce sera donc à 20h30, au Hall de la chanson, Centre national du patrimoine de la chanson, 211, avenue Jean Jaurès – Parc de la Villette, 75019 Paris. Métro Porte de Pantin – derrière la Grande Halle de la Villette

Tarif préférentiel : 15 € (au lieu de 22 €, pour toute réservation par téléphone au 01 53 72 43 00 ou par mail : reservation@lehall.com). Tarif -26 ans : 10 € / Tarif solidaire : 6 €.

À noter que cette soirée bénéficie du soutien de la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France - ministère de la Culture et de la Communication).

Crédit photo : © Eric Legret (pour Annie Ebrel) et Christian Ducasse (pour Riccardo Del Fra).


12 octobre 2016

Des paysans sud-américains… dans un carnet de voyage breton

Pachamama

Voulez-vous voir éditer un carnet de voyage « Pachamama » à la rencontre des paysans sud-américains qui œuvrent pour le maintien d’une agriculture paysanne et d’une souveraineté alimentaire aujourd’hui menacée par les multinationales agroalimentaires ?

À travers 52 aquarelles de paysages, d'installations, de bâtiments ou de portraits, le voyageur, Hervé Le Jeune, veut faire l'éloge des petites fermes qui utilisent des semences traditionnelles, dont l'adaptation au milieu garantit une  production sans l'intervention de la pétrochimie ou de la génétique. Il s'est rendu en Argentine et en Bolivie en 2010, plus précisément sur l'Altiplano, à la rencontre de ces paysans.

C'est la première fois que les éditions Keit vimp bev (que vous connaissez !) vont publier un livre bilingue breton français. L'ouvrage de format 210 x 230 mm sera présenté de façon originale : relié par une spirale, il laissera ses pages s'ouvrir vers le haut, tel un calendrier, pour laisser chaque peinture apparaître dans toute sa splendeur.

L'auteur et l'éditeur font appel au financement participatif pour boucler leur budget. Il leur faut 3 000 € : les deux tiers leur sont acquis. Mais… il ne reste plus que 4 jours pour contribuer. Découvrez leur projet sur : https://www.helloasso.com/associations/keit-vimp-bev/collectes/aidez-nous-a-editer-le-carnet-de-voyage-pachamama

Le texte breton me paraît perfectible, mais le projet est séduisant.

05 octobre 2016

Quimperlé : la ville très intéressée par le château de Keransquer

SHAB à Keransquer-1

Je reviens sur le congrès de la SHAB (Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne) qui a réuni plusieurs dizaines d'historiens à Quimperlé il y a un mois. Ils ont non seulement pu suivre une vingtaine de communications sur le pays de Quimperlé et sur les pratiques culturelles en Bretagne (voir message du 29 août), mais aussi partir à la découverte des monuments de Quimperlé et des communes limitrophes.

La dernière de ces excursions les a conduits au château de Keransquer dont tous ceux qui s'intéressent au Barzaz Breiz savent qu'il a été construit dans la première moitié du XIXe siècle à l'initiative de son auteur, le vicomte Théodore Hersart de la Villemarqué au milieu d'un parc de 15 ha. Les plans du château avaient été dessinés par un architecte de renom, Joseph Frœlicher, et ceux du jardin paysager par les frères Bühler.

La Villemarqué Guy Delouche Denise-1

À  proximité immédiate, se trouve un dolmen de l'âge du bronze, transféré du Trévoux à la même époque, ainsi que l'ancien manoir et une chapelle récente. Les congressistes ont été accueillis à Keransquer par Guy de la Villemarqué, arrière-arrière-petit-fils du barde, ici en conversation dans la bibliothèque avec l'historienne de l'art Denise Delouche.

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Le Barzaz Breiz : trésor national ?

Les congressistes ont également été reçus à l'hôtel de ville de Quimperlé par le maire, Michaël Quernez. Comme le château et le domaine de Keransquer ont été mis en vente par la famille il y a quelques mois, le maire leur a confirmé ce qu'il avait déjà annoncé lors d'un conseil municipal en mars dernier : la ville se montre très intéressée à les acquérir.

Mais elle ne peut pas le faire seule : des réunions de travail ont déjà eu lieu sur place avec les autres collectivités territoriales, diverses administrations, dont la DRAC, ainsi qu'avec des représentants du Ministère de la Culture, qui s'impliqueraient dans le projet.

Une réflexion est parallèlement en cours concernant les archives de La Villemarqué, qui pourraient être classées comme trésor national. Le Centre de recherche bretonne et celtique, qui assure en ce moment la numérisation des archives, serait également associé au projet. Selon une source bien informée, le dossier avance tranquillement.

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Un clin d'œil

Les historiens de la SHAB ont également participé à une excursion pédestre à la découverte du quartier aristocratique et des divers monuments religieux de Quimperlé. Ils ont notamment faire halte à l'église Sainte-Croix, dont l'historique leur a été présenté par Alain Pennec, le président de la société d'histoire du pays de Kemperle et lui-même auteur de différents travaux d'histoire.

Les visiteurs se sont assis sagement, comme s'ils étaient à la messe. Le conférencier n'a pu trouver mieux que d'intervenir, le pull négligemment posé sur les épaules. Regardez bien la photo : avec les manches rouges en forme d'étole, l'officiant Alain Pennec, sous la croix, était bien ce jour-là maître de cérémonie.

03 octobre 2016

36e colloque celtique à Harvard

Harvard Celtic Colloquium 2

À Cambrige, sur la côte est des États-Unis, tout près de Boston, l'université Harvard est l'une des plus prestigieuses universités américaines, et aussi la plus riche. On sait mieux qu'il existe un département de langues et littératures celtiques en son sein depuis que deux événements ont fait l'objet de médiatisation :

  • En 2013, un accord a été signé entre ce dernier et le département de celtique de l'université de Rennes 2, suite à la visite de l'Américaine Catherine McKenna, deux ans plus tôt.
  • En 2015, c'est une forte délégation de cinq enseignants-chercheurs de Rennes 2 qui s'est rendue à Harvard pour y donner des cours de breton pendant toute une semaine et participer à des séminaires de recherche.

Littérature et linguistique

Les étudiants diplômés de ce département de Harvard ont l'habitude d'organiser chaque année à cette époque un "Celtic Colloquium", qui va avoir lieu cette semaine du vendredi 7 au dimanche 9 octobre. Il va falloir faire vite si vous voulez y assister. Ce sera la 36e édition, et le programme vient juste d'être diffusé.

La conférence inaugurale sera prononcée dès la veille du colloque par Jerry Hunter, professeur de gallois à l'université de Bangor, au Pays de Galles. Le thème : The Red Sword, the Sickle and the Author’s Revenge :Welsh Literature and Conflict in the Seventeenth Century [L'épée rouge, la faucille et la vengeance de l'auteur : littérature galloise et conflit au XVIIe siècle].

La plupart des communications vont traiter des littératures galloise et irlandaise anciennes, de linguistique et d'histoire aussi. Il sera cependant question

  • de la poésie féminine irlandaise aux XVIIIe et XIXe siècles,
  • des traductions de Robinson Crusoe en gallois,
  • des contacts entre le vieil anglais et les langues brittoniques,
  • de la métamorphose de l'aristocratie galloise des XVIe et XVIIe siècles en noblesse anglaise.

Je ne relève qu'une seule intervention ayant trait à la langue bretonne, apparemment la seule aussi qui se situe dans le champ de la sociolinguistique et de l'étude des parlers actuels : il s'agit de celle de Torsten Dörflinger (de l'université Johannes-Gutenberg de Mayence) et de sa collègue Alicia Klaissle, qui parleront de l'immersion linguistique en Bretagne, et plus particulièrement du rôle des écoles Diwan pour la revitalisation de la langue bretonne. La plupart des intervenants sont nord-américains, britanniques ou irlandais. Quelques-uns sont originaires de Scandinavie ou de Pologne. Aucun Breton n'est annoncé.

À chaque fois, le colloque donne lieu à la publication d'actes sous l'appellation des Proceedings of the Harvard Celtic Colloquium.

Pour en savoir plus : http://hcc.fas.harvard.edu/schedule.shtml

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30 septembre 2016

Politique culturelle régionale : un discours offensif de Jean-Michel Le Boulanger

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Le Vice-président de la région Bretagne a fait escale cette semaine à la Maison du Théâtre de Brest, après avoir fait halte auparavant à Chartres-de-Bretagne, Saint-Avé et Langueux. Comme lors de son premier mandat, il tenait à présenter aux acteurs culturels de chaque département un bilan de la politique de la région et à évoquer les perspectives d'évolution qui seront mises en œuvre au cours des prochaines années. Son intervention avait attiré plus de 150 personnes, dont quelques Morbihannais et Costarmoricains venus en voisins.

La liberté de l'artiste en jeu

D'emblée, J.-M. Le Boulanger s'est calé sur le contexte du moment : on ne peut pas faire, a-t-il déclaré, comme si l'attaque du Bataclan n'avait pas eu lieu ni comme si "le divers" devait être désormais interdit. Lui-même se dit alerté depuis que des œuvres d'art ont fait l'objet de destruction ici même en Bretagne, à Lanrivain en juillet 2015 et en de nombreux autres endroits depuis, ce qui marque une banalisation nouvelle sous le prétexte que telle ou telle création ne plaît pas.

C'est précisément l'argument qu'ont avancé les élus du Front national lors de la Commission permanente du Conseil régional de Bretagne, le 26 septembre : ils ont voté contre les budgets de la culture parce qu'un certain nombre de projets "ne leur plaisent pas". Mais, rétorque J.-M. Le Boulanger, là n'est pas la question : il s'agit de faire sens.

"La liberté de l'artiste ne va pas de soi, ajoute-t-il : il faut combattre pour elle ! Il faut s'opposer à la privation du geste artistique, qui est aussi une privation de liberté."  

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Pas de fatalité des chiffres

Les budgets de la culture diminuent un peu partout, mais celui de la région Bretagne augmente de 3 % en 2016, alors que le budget global de la région est en repli de –0,75 %. Thierry Le Nédic, le directeur de la culture au Conseil régional, et Jean-François Bertrand, son adjoint, ont présenté les chiffres et les data :

  • un budget annuel renforcé à hauteur de 25,56 M€
  • une vision globale des projets par territoire
  • sept chantiers menés de front, concernant notamment le patrimoine culturel immatériel, la jeunesse, le cinéma…

Appelant Victor Hugo et André Malraux à la rescousse, le Vice-président de la région le martèle fermement : "il n'y a pas de fatalité des chiffres", car de petites économies font toujours  de gros dégâts. Il ne supporte pas le consumérisme des écrans (de télévision) ni l'individualisme à tout va, et rejette ce qu'il appelle "l'excellisation du monde". Je n'avais pas encore entendu ce néologisme, et je ne l'ai guère trouvé sur internet. Je comprends qu'il s'agit d'un refus que le monde ne soit géré que par des tableaux Excel.

La diversité culturelle est centrale

Autrement dit, et Jean-Michel Le Boulanger le répète : il faut faire sens. Ce sera l'un des axes de la politique culturelle qu’ il entend mettre en œuvre à la région Bretagne entre 2016 et 2021 et qu'il va entreprendre de "toiletter" de manière à faire société et à faire humanité ensemble. Il insiste beaucoup sur ce mot "ensemble" : s'il veut aussi entretenir le doute, c'est – affirme-t-il - pour mieux assurer le vivre ensemble. Il souhaite enfin développer l'attractivité des territoires autour de grands projets culturels.

 Ces postulats l'amènent à considérer la diversité culturelle comme centrale. Convaincu de l'égale dignité des cultures – et, tient-il à préciser, "ici en particulier en Basse-Bretagne" – il n'établit pas de hiérarchie entre la culture universelle et la culture populaire.

Il veut à partir de là tenter d'abattre les murs de l'entre-soi si confortable des sachants : "on a besoin d'air", dit-il en faisant allusion à un Parlement bien trop endogène. Il préconise de faire face aux crispations de haine et de s'enrichir des ailleurs. Il invoque une histoire enracinée venant de loin :

  • les sept saints de la chapelle du Vieux-Marché qu'on retrouve dans une gwerz bretonne et dans  la sourate 18 du Coran
  • l'organiste Dallam migrant d'Angleterre en Bretagne au XVIIe siècle pour échapper à la persécution religieuse
  • les 22 000 réfugiés espagnols arrivés ici à la veille de la Deuxième Guerre mondiale et qui prendront une part décisive à la Résistance.

Bref, et ce sera (presque) la conclusion de J.-M. Le Boulanger, il est nécessaire de lutter contre le "ça ne me plaît pas". Il faut, insiste-t-il, placer l'interculturel au cœur du culturel.

Voilà, c'est la restitution que je tente d'un exposé bien dense. Comme il est d'usage, il a fourni des éclaircissements par rapport aux questions qui lui ont été posées. Il est revenu sur des pointes d'humour moyennement appréciées. Mais il n'a pas été question de politique linguistique au cours de cette rencontre brestoise, contrairement à ce qui s'est apparemment passé ailleurs. Les applaudissements de la salle ont clairement montré que dans le Finistère les acteurs de la culture se sont retrouvés dans ces propos.

22 septembre 2016

Pierre Corbel : un fameux éditeur

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Il était à Quimperlé pour présenter un nouveau livre d'histoire, le 3 septembre dernier : "La Bretagne de Louis XIV d'après les mémoires de Colbert de Croissy (1665) et Béchameil de Nointel (1698)". Cet ouvrage, dont l'édition a été préparée par Philippe Jarnoux, Pierrick Pourchasse et Gauthier Aubert, fait l'objet d'une coédition par les PUR (Presses universitaires de Rennes) et la SHAB (Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne).

Pierre Corbel était depuis 1991 le directeur des Presses universitaires de Rennes. Il a été un fameux éditeur : en un quart de siècle, il a hissé le petit service de l'université de Rennes 2 au rang d'une grande maison d'édition, dont la notoriété s'est étendue, certes dans le monde universitaire, mais bien au-delà dans celui de l'édition et des médias. Les PUR ne publiaient à son arrivée qu'une dizaine de titres par an : un quart de siècle plus tard, elles en publient plus de 280 ! Elles sont assurément un des principaux éditeurs bretons.

Au fil du temps, elles sont devenues incontournables. Et un outil commun aux universités de l'Ouest atlantique dans un acception large, de Brest à Angers et de Tours à Rennes 1, y compris – tenez-vous bien - Paris-Est-Créteil. C'est la reconnaissance d'un savoir-faire. Les PUR valorisent les travaux et les recherches des enseignants-chercheurs et d'autres auteurs, ce que ne fait pas l'édition généraliste à cette échelle. Et elles le font principalement dans les domaines de l'histoire, des lettres et des langues, plus globalement dans celui des sciences sociales et humaines, mais aussi dans le domaine de la didactique.

J'ai fait la connaissance de Pierre Corbel quelques années après sa prise de fonction, en vue de l'édition de ma thèse sur la pratique du breton de l'Ancien Régime à nos jours (1995, épuisée). Nous avons à nouveau beaucoup travaillé ensemble, quand le comité éditorial des PUR a validé en 2013 le projet d'édition de l'Histoire sociale des langues de France (sous la direction de Georg Kremnitz), qui n'a pas été une mince affaire, puisqu'il s'agissait tout de même d'un volume de quelque 900 pages. Il avait été finalement très heureux de devoir envisager un second tirage pour cet ouvrage toujours disponible.

Entre-temps, il avait beaucoup cheminé. Pierre Corbel est un homme affable, astucieux – très astucieux -, au fait de l'évolution des connaissances et des nouvelles technologies dans l'édition, et il maîtrisait parfaitement son sujet. Il compte s'investir maintenant dans une histoire de Plélo, sa commune d'origine, à l'exacte limite entre Haute et Basse-Bretagne.

Son successeur est Cédric Michon, qui nous invite déjà dans son éditorial sur le site des PUR à "découvrir de multiples nouveautés qui portent témoignage de la vitalité et de la diversité de la recherche dans les universités de l’Ouest atlantique".

Pour en savoir plus

Le portait de Pierre Corbel par Éric Chopin, dans Ouest-France de ce jeudi, 22 septembre 2016, en page Bretagne.

Le site des PUR : http://pur-editions.fr/presentation.php

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