Leor Charlez ar Gall

Charles Le Gall et Jeanne-Marie Guillamet se sont rencontrés à Argol, dans la presqu’île de Crozon, au début des années 1940. Ils s’installent à Brest peu après la Libération et ils ne quitteront plus la ville. Charles terminera sa carrière d’enseignant comme professeur au lycée professionnel Dupuy de Lôme, à Quéliverzan. Mais comme le breton avait été sa première langue, il s’était engagé dans Ar Falz, le mouvement des instituteurs et professeurs laïques favorables à l'enseignement du breton. Il s’intéresse à l’histoire de Brest et à l’ethnologie bretonne et participe à la création des Cahiers de l’Iroise.

Lorsque Pierre-Jakez Hélias ne peut plus s’occuper des émissions en langue bretonne à la radio, c’est lui qui prend le relais et il devient pour tous Charlez ar Gall. Sa femme se fait connaître à son tour comme Chanig ar Gall, car elle apprend le breton pour pouvoir le seconder. À la télévision régionale, ce sont eux qui vont présenter les premières chroniques et les premiers magazines en breton.

L’un et l’autre sont également écrivains et artistes : Charlez collabore à la revue en langue bretonne Brud Nevez. Chanig se produit sur les scènes de la région pour présenter les meilleurs poètes bretons contemporains. Marie-Jeanne Guillamet publie un superbe livre de souvenirs, modestement intitulé "L’Argolienne"…

Comme je les a bien connus dès ma venue à Brest comme étudiant, Les Cahiers de l'Iroise que publie la Société d'étude de Brest et du Léon, m'ont invité à présenter ces deux grands bretonnants de leur temps, à l'occasion d'une causerie, jeudi 7 juin, à 17 heures, salle Tessier, 4, rue colonel Fonferrier, dans le centre-ville de Brest.